07-12-2008

Appel Citoyen à la Reconstruction d’Haïti

Grandes lignes Politique du Parti RECONSTRUIRE HAITI
Chers Compatriotes
Haïtiens, Haïtiennes de l’intérieur et ceux de l’extérieur.

En guise de message traditionnel je vous propose de me rejoindre pour
mieux préparer l’après de Son Excellence M. René G. Préval aux fins
de sortir définitivement Haïti dans l’ornière de la misère et du
désespoir.

Haïtiens, Haïtiennes,

Nous sommes à trois ans de faire des choix décisifs. Nous aspirons à
une confrontation politique claire. Notre projet veut répondre à
cette attente. Il fixe les grandes orientations que le parti
développera dans la prochaine campagne électorale de 2010. Il trace
les perspectives d’action pour le prochain quinquennat, et, au-delà,
pour les cinquante ans à venir. Il propose un chemin d’avenir à
Haïti. Il veut être une contribution au rassemblement de tous les
Haïtiens qui est notre seule stratégie et dont l’unité permettra la
victoire.

Nous voulons agir directement au changement réel de la société
haïtienne
Fidèles aux valeurs spirituelles, morales, nationales et
démocratiques, nous voulons nous appuyer sur la puissance publique,
l’Etat, les collectivités locales mais aussi davantage sur les
citoyens, les forces sociales, pour réguler le capitalisme et
cantonner le marché à la sphère économique, combattre les inégalités,
redistribuer les richesses, préserver les équilibres écologiques, en
un mot, transformer la société.
Fidèles à notre héritage républicain et laïque, nous refusons une
société dominée par la marchandisation de la vie et structurée autour
de « communautés ». Nous voulons reconstruire une vie collective à
partir de la citoyenneté et offrir à Haïti le grand projet politique
qui lui fait défaut.

Nous voulons redonner un avenir à Haïti
Nous refusons le discours sur le « déclin d’Haïti ». Les
traditionnels et les extrémistes plus encore qui prospèrent sur la
peur, veulent persuader les Haïtiens que notre pays est aujourd’hui «
perdant » dans le monde tel qu’il est, la première pour aller vers
plus de dérégulation libérale, la seconde pour refermer le pays sur
lui-même.
Haïti n’est pas ce pays de déclin, de grandes et petites querelles et
de prévarication que certains voudraient lui tendre comme miroir.

Haïti est un grand pays fier de son message universel. Elle est
capable d’assumer toutes les périodes, même les plus sombres, de son
histoire.
Elle est aussi forgée autour d’une tradition, sociale, culturelle qui
fait son rayonnement et fonde son destin : celle des Droits de
l’Homme, de l’instruction publique, de la République, des principes
de solidarité. Il y a là des ressources immenses pour affronter
l’avenir.
Les Haïtiennes et les Haïtiens n’ont pas peur du monde extérieur, et
ils sont profondément haïtiens : mais ils veulent construire un ordre
public national, international, et une Haïti, autour des valeurs de
justice, de solidarité et de paix.
Les Haïtiennes et les Haïtiens n’ont pas peur d’eux-mêmes. Ils
veulent vivre dans une République unie, tolérante, ouverte à la
diversité, dans une communauté de droits et de devoirs qui bannit
toutes les formes de xénophobie, de racisme, de sexisme et
d’homophobie. L’idéal laïque permet de conjuguer ces aspirations, car
au-dessus de nos différences, il place l’intérêt général.
Les Haïtiennes et les Haïtiens ne tournent pas le dos à l’excellence
et à la compétitivité : ils sont productifs, créatifs ; leurs
chercheurs sont reconnus ; leurs étudiants et professionnels sont
performants ; leurs territoires sont attractifs. Nous avons des
atouts, beaucoup de nos concitoyennes et de nos concitoyens sont
engagés dans la vie locale ou la vie associative, de façon soutenue
et bénévole, témoignant ainsi de leur attachement à la Cité. Nous
devons valoriser nos atouts, encourager les initiatives, faciliter
tout ce qui contribue à la création de richesses et à la mise en
œuvre des solidarités réelles, à la vie concrète de la démocratie.

Nous voulons répondre aux problèmes d’aujourd’hui
Notre pays traverse une crise. Elle est d’abord politique et dépasse
les seules institutions pour interroger la République non dans ses
principes, mais dans ses pratiques. L’organisation des pouvoirs
politiques bien sûr mais aussi financiers et médiatiques est en
cause. Mais les réformes institutionnelles n’apporteront pas de
remède elles seules à la crise économique –une croissance trop faible
et trop peu créatrice d’emplois- et à la crise sociale qui installe
la précarité au cœur de notre société.

Les Haïtiens n’arrivent pas à se figurer l’avenir. Ils se voient
projetés dans la mondialisation alors qu’ils constatent que les
régulations anciennes deviennent déficientes sans que de nouvelles
règles ne soient apparues.
Nous faisons face, en effet, à des transformations considérables de
l’économie. Avec la domination de la finance mondiale, le capitalisme
change d’impact.

Il remet en cause les équilibres établis dans les cadres nationaux et
essaye d’imposer une dégradation générale de la condition salariale.
La concurrence internationale, avec l’entrée dans le marché mondial
du travail de la Chine, de l’Inde, du Brésil, les révolutions
technologiques, la domination américaine ont profondément modifié la
donne. L’épuisement prévisible de la production nationale ressources
essentielles, le café particulièrement, et la montée des risques
environnementaux obligent à repenser les conditions mêmes de la
croissance en l’inscrivant dans une vision plus globale d’un
développement durable.
Par ailleurs, la société haïtienne se transforme. L’allongement de la
durée de la vie de la population -heureuse nouvelle pour tous- exerce
une pression inévitable sur le financement de la protection sociale.
Les inégalités anciennes demeurent, d’autres s’ajoutent tout aussi
insupportables –les précarités, les insécurités, les exclusions ;
elles frappent les classes populaires comme les classes moyennes. On
ne peut enfin ignorer l’importance croissante prise par d’autres
facteurs que le statut professionnel : les discriminations sexuelles
ou de classes, les inégalités générationnelles ou géographiques.

La crise des bidonvilles depuis les années 80 et de l’insécurité
grandissante, différentes par leur nature, nous rappellent cependant
toutes deux l’urgence absolue qu’il y a à agir rapidement et
fortement.

Le choix
Aujourd’hui, deux voies s’ouvrent aux Haïtiens, aux conséquences
biens différentes, celle d’une « rupture avec l’anarchie », celle
du « développement solidaire ».
Les traditionnels, au-delà d’un discours vaguement compassionnel,
considère que le « modèle social haïtien » a vécu et prépare une
société où chacun est abandonné à ses succès ou à ses malheurs
personnels.

Le chemin qu’elle trace n’a pas d’autre issue qu’un autoritarisme
favorisant de fait la corruption. Nous en connaissons les effets.
Haïti après », c’est Haïti des inégalités et de la division.
Inégalités entre pauvres et riches que l’on accentue par l’injustice
fiscale et l’atteinte aux droits sociaux. Inégalités entre diplômés
et non diplômés que l’on creuse en laissant s’abîmer le système
éducatif. Division entre Citadins et paysans habitants des banlieues
et les autres citoyens que l’on renforce parfois par le mépris et
surtout par l’inaction. Division, enfin, entre religions que l’on
encourage en tournant le dos aux principes de notre République
laïque.

La rupture des solidarités fondamentales dans notre société conduit
aujourd’hui, et demain plus encore aux violences, kidnappings et aux
peurs qu’elles engendrent.

RECONSTRUIRE HAITI, au contraire, veut une société unie, ouverte,
apaisée, qui permet de lutter contre toutes les formes de précarité,
de donner à chacun la protection qu’il mérite et l’égalité de chances
pour construire sa vie. Nous voulons conjuguer la croissance
économique pour apporter la prospérité et la redistribution des
richesses, avec la responsabilité vis-à-vis des générations futures.

Notre projet doit à la fois répondre à l’urgence sociale et à
l’exigence d’un nouveau modèle de développement. Il doit nous
permettre d’agir pour le plein emploi, d’aller vers l’égalité réelle,
de refonder la République, en mettant en œuvre une démarche
démocratique nouvelle, et de mettre Haïti en situation de relance et
de contribuer à maîtriser la mondialisation.
L’ambition que nous proposons aux Haïtiens est collective. C’est une
ambition qui s’adresse à tous et demande le concours de chacun. Un
projet pour Haïti. Un projet pour les Haïtiennes et les Haïtiens. Un
projet pour réussir le changement de la reconstruction nationale.
Notre projet repose sur une nouvelle démarche : nous voulons donner
toute sa place au Parlement, au dialogue social et au débat public.
La démocratie politique, sociale et locale est un instrument
essentiel de la réussite. Elle en est même la condition. Nous avons
besoin d’une cohérence dans l’action nationale et locale.

Elle sera d’autant plus efficace que RECONSTRUIRE HAITI exerce des
responsabilités majeures dans les Régions et les départements.

Enfin, notre projet a tiré pleinement les leçons des expériences de
la traditionnelle au pouvoir, des avancées nombreuses et des échecs
que nous avons su analyser sans complaisance. Aujourd’hui, nous avons
le devoir de redonner confiance aux Haïtiens. Nous avons bâti nos
propositions pour répondre à l’intérêt général, car c’est l’avenir
dont nous avons le souci et la passion. Et c’est le progrès qui
demeure notre ambition et notre horizon.

Réussir le plein emploi dans un développement durable
I Relancer la croissance par l’investissement et le pouvoir d’achat
A L’innovation encouragée
B Le pouvoir d’achat stimulé
C L’enseignement supérieur et la recherche renforcé
D Les services publics confortés
E Haïti mobilisée
II Aller vers le plein emploi et refuser la précarité
A Favoriser la création d’emplois
B Construire avec les partenaires sociaux une sécurité professionnelle
C Promouvoir l’économie sociale et solidaire
III Un modèle de croissance durable
A Le développement durable
B La protection de l’environnement
C L’agriculture
D La mer
E Le tourisme
L’égalité réelle des Citoyens.
I Partager le savoir.
A Favoriser la réussite
B Préparer la vie professionnelle
C Apprendre à chaque enfant l’étendue de ses droits et de ses devoirs
D Améliorer le fonctionnement de l’Education nationale.
II Assurer la sécurité Nationale.
A. Création d’une Force Publique Professionnelle et Crédible
1) Forces Armées (Réintégration de l’Institution Militaire)
2) Force de Police (Renforcement de la Police Nationale)

B. Création d’un Service d’Intelligence et Renseignement National.

III Renforcer la solidarité entre les Haïtiens.
A La solidarité entre les Haïtiens de l’Extérieur et ceux de
l’Intérieur.
1) Un logement décent pour chaque famille.
2) Les soins pour tous.
3) La santé
4) La lutte contre la pauvreté
5) La lutte contre le chômage.
6) La participation directe de la diaspora dans les prises de
décisions politiques nationales
B La solidarité entre les générations.
1) Garantir l’avenir des retraites
2) Couvrir les risques de la dépendance
C La solidarité entre les (10) départements.
1) Solidarité urbaine
2) Solidarité départementale
3) Solidarité rurale
Refonder la République
I Une nouvelle République
A Une République démocratique parlementaire
B Une démocratie plus directe
II Un nouvel âge de la décentralisation
A Démocratiser
B Simplifier
C Partager
D Valoriser les Haïtiens d’Outre-mer

III Une nouvelle démocratie sociale
A Une nouvelle négociation collective
B Une nouvelle conception de l’entreprise
IV La Justice rénovée dans tous les domaines
V L’Egalité active
A La place des femmes dans notre société
B Des politiques spécifiques pour restaurer l’Egalité de tous.
C Le service civique obligatoire
VI L’immigration partagée

VII La culture émancipatrice
1) La culture
2) Les médias
VIII Le Sport pour tous

Faire réussir Haïti dans la Caraïbe et dans le monde
I Relancer Haïti
A Redéfinir ses projets et ses frontières
B Relancer la dynamique haïtienne
C Elaborer un nouveau Texte constitutionnel
II Maîtriser la mondialisation
A Réformer la gouvernance nationale
B Combattre la corruption et ses effets
C Assurer le financement du développement
III Haïti dans la Caraïbe et dans le monde

IV Pour une nouvelle politique de défense nationale

A ce carrefour triste de l’histoire nationale, le devoir nous appelle
tous fils et filles de la patrie d’assumer notre responsabilité de ne
plus permettre aux forces étrangères de fouler le sol national en
raison de nos luttes fratricides, au contraire nous devons tous
lutter de créer et de maintenir un climat de paix, de sécurité et
d’unité dans la famille haïtienne. Il nous faut de manière non
équivoque arriver à la réalisation d’une conférence ou dialogue
national dans le meilleur délai possible en vue de retrouver la
confiance et la sérénité de chaque fils et fille du pays qu’il soit à
l’intérieur ou à l’extérieur.

Puisse l’année 2007 le premier jour de l’an, ce glorieux jour de
l’Indépendance et des Héros nous ouvrent les portes de la justice
pour tous et le bonheur pour chacun dans une nouvelle Haïti unie,
fière et respectable où tous les haïtiens sans distinction de sexe,
de couleur, de classe et d’appartenance politique puisse chanter
HAITI POUR CHRIST, CHRIST POUR HAITI.

Bonne et Heureuse année 2007 préparons tous ensemble les prochaines
élections nationales de 2010.

Me Olicier PIERICHE
Avocat, Théologien, Diplomate, Ecrivain
Ancien Consul Général de la République d’Haïti en Floride
www.p-r-e-h.org

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